Partie 6 : IBM contre-attaque (1985-1989)

Tout commence par une histoire de bus (système permettant la communication entre le processeur et les périphériques du PC). En 1981, bien qu’utilisant un processeur à jeu d’instruction 16 bits, l’IBM PC est limité un à un bus 8 bits par soucis d’économie (utilisation du 8088 d’Intel au lieu du 8086). Ce bus, conçu rapidement avec du matériel disponible pour tous, restera le même sur l’IBM XT (Extended Technology), il fut alors copié de manière tout à fait légale par les constructeurs de clones tel Compaq.

Rapidement, avec l’arrivée du 80286 d’Intel, le besoin d’avoir un bus 16 bits pour communiquer avec les périphériques se fait sentir. IBM développe alors le bus I/O Channel (Input/Output Channel), celui-ci est retro compatible avec le bus originel de l’IBM-PC dont il est une extension, amenant ainsi une rétro-comptabilité matérielle avec l’IBM-PC originel (De la même façon, Intel conçoit les jeux d’instructions de tous les processeurs suivants le 8086 comme extensions des instructions de celui-ci, assurant de leur côté une compatibilité logicielle).

Ce bus est utilisé pour la première fois en 1984 avec l’IBM AT (Advanced Technology) qui le couple à un processeur Intel 80286.

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IBM AT

L’architecture de l’IBM AT est alors également copiée par les constructeurs de clones et devient l’architecture standard du monde PC. Même aujourd’hui, 30 ans plus tard en 2015, les architectures de PC modernes descendent encore directement de l’architecture de l’IBM AT (pour ceux qui ont branché récemment un disque dur SATA, que pensez-vous que le AT veut dire ? tout simplement Serial AT attachement, périphérique série pour AT ).

Niveau hardware, IBM même si IBM domine toujours le marché, les constructeurs de clones prennent une place chaque année plus importante.

Niveau software, IBM et Microsoft veulent tout deux diriger l’industrie. MS-DOS est un standard utilisé par tous, mais ni Windows, ni Topview ne sont des succès.

Même du côté d’Intel, tout va mal. L’AM286 d’AMD, copie du 80268 d’Intel autorisée via le contrat Intel-IBM, est beaucoup plus rapide que la version Intel (16-20Mhz contre 6-10Mhz). AMD a reçu les plans de conception d’Intel, mais les a améliorés avant de sortir sa variante. Si IBM reste pour l’instant fidèle à Intel, les clones passent de plus en plus souvent chez AMD.

En 1985, Intel lance la nouvelle vague de processeurs x86 avec le 80386, celui-ci est le premier processeur 32 bits. Annoncé comme retro-compatible avec les processeur x86 précédents, il aura en plus un mode 8086 virtuel, permettant ainsi de faire tourner en parallèle plusieurs applications 8086 16 bits en mode réel, depuis un système fonctionnant en mode protégé.

Voilà qui, à terme, résoudra pas mal de problèmes pour Microsoft avec MS-DOS et Windows, et également pour Intel, qui décide au passage de rompre le contrat le liant avec AMD. En effet, Intel pense, à raison, qu’IBM n’a à ce niveau plus d’autre choix que de continuer d’utiliser des processeurs x86 afin de rester compatible avec le marché existant. AMD contestera cette décision et amènera Intel devant les tribunaux afin de pouvoir vendre à nouveau des processeurs x86. Néanmoins, cette bataille juridique AMD-Intel durera jusqu’au milieu des années 1990 et Intel reprend en attendant le contrôle absolu de l’architecture x86.

Compaq, voulant être encore une fois le premier constructeur à suivre IBM avec son propre PC 32 bits, contacte Intel avant même que le développement du 386 soit terminé.

Surprise, d’après Intel, IBM ne semble pas être intéressé par le nouveau processeur et n’ont pas de PC 386 en développement.

De plus, Intel a encore quelques soucis de rétrocompatibilité. Compaq décide alors de travailler avec Intel pour finir le développement du 386 et de lancer, avant même IBM, le premier PC utilisant un processeur 386.

C’est un pari risqué, les consommateurs oseront-ils suivre Compaq ou attendront-ils de voir la direction qu’IBM souhaite prendre ?

Afin de minimiser les risques et de conserver la compatibilité, le bus standard 16 bits de l’IBM AT est conservé tel quel. Si IBM fait évoluer légèrement le bus à terme, Compaq pourra rattraper le coup avec un adaptateur, et de toute façon, Compaq ne pense pas qu’IBM fera des modifications majeures, car cela rendrait tous les périphériques PC actuels inutilisables.

Compaq met alors sur le marché le Deskpro 386, premier PC avec un processeur 32 bits, mettant bien en avant sa compatibilité avec les standards 16 bits existants et le fait qu’il n’y a aucun doute qu’il sera la base des standards 32 bits du futur.

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Le deskpro 386

Chez Compaq, on attend venir la réponse d’IBM, mais celle-ci ne sera pas du tout celle qui était attendue.

En effet, chez IBM, on aimerait bien reprendre le contrôle complet du marché PC, que ça soit niveau software ou niveau hardware.

Niveau hardware, c’est en théorie simple, inventer une toute nouvelle architecture, crée 100% par IBM, brevetée et protégée par une armée d’avocats, une architecture que les clones n’auront pas le droit de toucher sans payer des royalties à IBM. La compatibilité avec le matériel existant sera cassée mais IBM pense que son nom suffira à forcer le changement.

Niveau software, IBM n’a pas encore la capacité à développer un nouveau système d’exploitation par eux même, ils ont donc encore besoin de Microsoft, du moins pour lancer le projet et conserver dans un premier temps la compatibilité software avec les programmes DOS existants.

Chez Microsoft, on est pas très heureux de voir ce tournant chez IBM mais Bill Gates ne peut ignorer la possibilité que le marché suive vraiment IBM. Un accord de développement pour un « nouveau DOS » est signé.

Des divergences entre les deux compagnies apparaissent rapidement. Evidemment, Microsoft propose que Windows devienne le shell graphique standard commun au nouveau DOS et à l’ancien, une manière de faire en quelque sorte le pont entre les deux.

Microsoft est également agacé par l’un deux d’IBM pour sa première machine sur la nouvelle architecture. En effet, IBM a décidé de ne pas utiliser de processeur 386. Avec un 386, le nouveau DOS aurait pu facilement faire tourner les applications de l’ancien DOS via le mode réel virtuel, mais IBM tenant à utiliser pour l’instant le moins couteux 286, c’est impossible. Steve Ballmer, frustré, ira même jusqu’à dire que le 286 avait été conçu avec des problèmes techniques qui le rendent dérangé au cerveau.

La décision d’IBM n’était pourtant pas stupide, développer pour 286 laissait la possibilité que le nouveau système d’exploitation soit aussi disponible en mise à jour pour les utilisateurs d’IBM AT.

Sur le sujet de l’interface graphique, IBM se réchauffe lentement à l’idée d’utiliser Windows. Cependant, ils refusent d’abandonner Topview. Aussi peu utilisé qu’il soit, IBM ne veut pas abandonner ses utilisateurs et leur dire que leurs applications ne seront pas compatibles avec le nouveau DOS.

Gates, prêt à tout pour faire accepter Windows, accepte et promet que la prochaine version de Windows inclura, d’une façon ou d’une autre, les API Topview.

C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, et Microsoft décide de racheter pour 1.5 millions de dollars une petite compagnie (Dynamical Systems Research) qui a développé un clone de Topview fonctionnant jusqu’à 4 fois plus vite que l’original, dans le but de l’intégrer à Windows.

La compatibilité Topview étant dans la poche, Bill Gates profite de l’occasion pour relancer Windows 1.0.

« En développant pour Windows 1.0 et DOS 3 aujourd’hui, vous créez une application qui tournera sous le nouveau DOS et le nouveau Windows d’IBM, pourquoi ne pas le faire ? »

Tout semble aller à nouveau dans le bon sens pour Microsoft, jusqu’en Juillet 1986, quand IBM annonce les standards SAA (System Application Architecture). Le but est d’avoir les applications fonctionnant toutes de manière similaire et avec la même interface graphique sur tous les systèmes IBM, du PC aux ordinateurs centraux.

Topview est au passage abandonné et ne fait pas parti de SAA. Microsoft vient donc de dépenser 1.5 millions pour rien.

Mais ça n’est pas tout. Pour l’affichage d’objets graphiques, Windows utilise GDI (Graphics Device Interface). Les normes SAA obligent à utiliser Hawthorne, utilisant une nouvelle API nommée GDDM (Graphical Data Display Manager), développée par IBM, totalement incompatible avec GDI.

Pour Microsoft, IBM vient de tuer Windows.

Bill Gates tente alors de rattraper le coup « Pas de problème, le nouveau DOS peut avoir deux interfaces graphiques, Hawthorne et Windows ». IBM refuse. Microsoft propose alors d’intégrer Hawthorne dans Windows d’une façon ou d’une autre.

Le développement de « Winthorne » (Hawthorne + Windows) commence alors. Cependant, les deux systèmes n’étant pas compatibles, la partie Windows prend une place de plus en plus mineure au fil du temps, rendant au final la compatibilité avec les applications Windows 1.0 impossible.

Microsoft, dans sa communication, tente toutefois de minimiser les différences. Les applications Windows devront probablement être recompilées mais n’auront besoin que de changements mineurs.

En réalité, même si Windows et Winthorne se ressemblent visuellement, ils sont différents en interne à tous les niveaux.

Même si Winthorne n’est pas prêt, le travail sur le nouveau DOS (appelé en interne CP-DOS) avance bien. IBM décide alors d’annoncer sa première machine avec le nouveau DOS et sa nouvelle architecture.

CP-DOS s’appellera finalement OS/2 (Operating System 2), Winthorne deviendra Presentation Manager et le nouveau bus, lui, utilisera l’architecture « Micro-Channel ». La machine ne sera même plus appelée PC, mais PS/2, pour Personnel System 2, afin de bien la démarquer de l’ancien PC. Par contre, Presentation Manager n’étant pas terminé, les premiers appareils sortiront sans interface graphique.

Pour Microsoft, les noms sont ridicules, et IBM vient de tuer ses premières machines en annonçant dès maintenant que la seconde génération aura une interface graphique.

De plus, malgré le fait que le nouveau DOS ait été conçu pour être compatible avec l’AT et ses clones, le nom OS/2 rend la situation confuse pour les utilisateurs. Pour utiliser OS/2, a-t-on besoin d’un PS/2 ?

Mais le pire était à venir pour Microsoft, il est également annoncé que l’OS/2 codéveloppé avec Microsoft sera vendu dans une boite « OS/2 Standard Edition ».

IBM sortira à terme une « Extended Edition », sur laquelle Microsoft ne touchera rien. Celle-ci sera de plus verrouillée pour fonctionner uniquement sur machine IBM. A terme, plus question de rien partager avec Microsoft et les vendeurs de clones.

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OS/2 1.0 Extended Edition

Cependant, le fait que Presentation Manager ne soit pas prêt donne une nouvelle carte à jouer à Bill Gates. Celui-ci annonce Windows 2.0, un environnement graphique pour DOS (l’ancien) qui aura une fidélité visuelle à l’environnement graphique « Windows Presentation Manager » de Microsoft OS/2 (l’édition standard).

Cette phrase ne veut pas dire grand-chose, il s’agit surtout de donner l’impression qu’il existe encore un lien entre Windows et Presentation Manager.

OS/2 prenant la majorité des ressources de Microsoft, une équipe très réduite travaille sur cette version 2.0 de Windows.

Toutefois, personne n’est dupe, Windows n’a plus rien à voir avec IBM et personne ne souhaite développer pour la seconde version. Même en interne chez Microsoft, des conflits apparaissent, avec Steve Ballmer qui est pour mettre la priorité sur le développement des applications pour Presentation Manager.

Au final, il est quand même décidé de développer Excel exclusivement pour Windows 2.0 dans un premier temps, afin d’aider le système à se vendre.

Le 7 Juillet 1987, Windows 2.0 est disponible, avec une variante pour 386 (Windows 386, codéveloppé avec Compaq pour son Deskpro 386) et Excel 2.0.

Par rapport à la première mouture, le système a commencé à évoluer, il permet notamment maintenant aux fenêtres de se superposer.

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Windows 2.0

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Excel pour Windows 2.0

Windows 2.0 ne sera pas un énorme succès, mais combiné à Excel, il se vend déjà un minimum et aide à démontrer les capacités du système.

En 1987, personne ne sait à quoi va ressembler le PC du futur. Microsoft ou IBM ? DOS ou OS/2 ? Windows ou Presentation Manager. L ’architecture Micro-Channel ou une évolution de l’architecture de l’AT ?

Développeurs, utilisateurs, tous hésitent car pour beaucoup de monde, ce qu’IBM décide devient le standard, ça a toujours été le cas et cela ne changera jamais.

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De son côté, Compaq, qui est devenu le premier vendeur de PC derrière IBM, ne compte pas tout abandonner.

Tout d’abord, IBM ayant abandonnée l’architecture de l’AT, Compaq se l’approprie, la renommant « Industry Standard Architecture » ou ISA, une façon d’appuyer sur le fait que la nouvelle architecture d’IBM est non standard et non retro compatible.

Compaq maintient que l’architecture ISA peut à terme être étendue à un bus 32 bits qui permettra de tirer pleinement partie des processeurs 386 sans avoir à perdre la compatibilité avec le matériel 16 bits existant.

En pratique, le nouveau bus d’IBM a tout de même d’autres avantages, celui-ci peut reconnaitre automatiquement un nouveau matériel connecté (comme sur les pc modernes) sans que le consommateur ait besoin d’entrer le paramétrage nécessaire (3 paramètres à régler : adresse I/O, Input/Output, adresse du périphérique sur le BUS pour pouvoir y envoyer des données, IRQ, Interrupt Request, canal utilisé par le matériel pour communiquer avec le processeur, DMA, Direct memory access, pour que le matériel puisse accéder directement à la mémoire sans passer par le CPU).

Compaq pense être capable d’améliorer le bus ISA, le rendant aussi efficace et facile à utiliser que le bus micro channel. Mais un problème se pose. S’ils changent le bus de façon majeure, quel concurrent acceptera d’utiliser le bus de Compaq ?

La solution à ce problème est simple : créer le bus, puis céder tout droit et contrôle sur l’architecture à un groupe indépendant dirigé par Intel. De cette façon, aucun constructeur ne pourra prendre le contrôle de l’architecture.

Pour Microsoft, la possibilité de faire disparaitre IBM plait, et Bill Gates aide Compaq à convaincre les autres constructeurs de la viabilité du projet. Intel est également partant, ayant eu une relation positive avec Compaq lors du développement du 386.

En Septembre 1988, le consortium des 9 plus gros vendeurs de clones annonce avoir co-développé un bus 32 bits retrocompatible avec les bus précédents : EISA (Extended Industry Standard Architecture). En réalité, 90 % du développement fut réalisé par Compaq, 9% par HP et 1% par les autres.

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Un bus EISA

Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons –

Microsoft, via Steve Ballmer est présent à la conférence, mais Bill Gates n’est pas là. On ne sait jamais, si IBM gagne la bataille, Microsoft préfère n’avoir pas « trop » soutenu l’EISA.

Intel développe déjà de son côté la seconde génération de processeurs 32 bits, les 80486 et Compaq annonce le développement du Deskpro 486, premier appareil à utiliser l’architecture EISA et qui sortira dès que le 486 d’Intel sera disponible.

Pour enfoncer le clou, Compaq laisse les personnes présentes à la conférence tester un IBM PS/2 et un Compaq 386, le second ayant des performances bien plus performantes que le premier.

Evidemment, cela n’a en réalité pas grand-chose à voir avec l’architecture, IBM n’est pas encore passé au 386 et le PS/2 utilise encore un 286. La présentation fait cependant son effet.

Chez Microsoft, Steve Ballmer dirige toujours l’équipe qui doit finir Presentation Manger pour OS/2 1.1. En effet, OS/2 1.0 est sorti en Decembre 1987 et est comme prévu un échec total. Personne ne l’utilise. L’accord entre Microsoft et IBM fixe la date de sortie de Presentation Manager au 31 Octobre 1988, et Steve Ballmer pousse les équipes afin de finir dans les temps. Les conflits avec IBM se font de plus en plus nombreux sur des sujets aussi stupides que la façon de commenter le code, ou la rémunération.

IBM payait en effet à la ligne de code. Lorsqu’un développeur de Microsoft remplaçait un module de 1000 lignes par un module plus efficace de 300 lignes, la rémunération de Microsoft pour le projet diminuait.

Niveau langage de programmation, les développeurs de Microsoft, habitués au systèmes UNIX, préféraient le C alors qu’IBM préférait des langages plus traditionnels tel le COBOL ou le BAL.

Le fait que la majorité de la compagnie travaille sur Presentation Manager ne plait pas à Bill Gates, qui souhaite toujours voir le monde accepter Windows.

Le développement de Presentation Manager touche finalement au but, et il se trouve que le produit n’est pas si mal. Plus propre que Windows, avec une proportionnalité cohérente entre les différents objets et des couleurs et icones plus jolies. Pour quelqu’un qui ne sait pas que les produits sont fondamentalement différents, on dirait bien que Presentation Manager est une version plus raffinée de Windows 2.

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Presentation Manager, cousin de Windows 2.0

Quel est le problème alors ? Tout simplement les drivers. Aucun n’est disponible pour les périphériques non IBM.

OS/2 est plus stable que DOS mais cette stabilité a un cout. Il est beaucoup plus difficile pour les constructeurs de coder des drivers OS/2 que DOS et très peu décident d’en développer.

Un autre souci est celui des capacités minimales requises par le système. Avec moins de 5 mo de ram, tout était extrêmement lent. Or en 1989, 1 mo de ram coutait 350$. Il fallait en moyenne dépenser 2340$ pour avoir une machine capable de faire tourner OS/2 et Presentation Manager, que ça soit sur une machine ISA ou micro-channel.

Pour la plupart des consommateurs, le bon vieux DOS ne parait pas si mal après tout.

Un marché ou OS/2 et Presentation Manager a tout de même pu percer est celui des stations de travail haut de gamme, mais en Octobre 1988, Steve Jobs fait son retour avec ses machines NEXT et son système d’exploitation NEXTStep basé sur Unix.

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Next, par Steve Jobs

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NextStep 1.0

IBM ira presque immédiatement négocier une licence de NextStep à Steve Jobs afin de l’adapter sur l’OS/2 et remplacer Presentation Manager, une trahison de plus pour Microsoft, mais le projet n’aboutira jamais.

Malgré tout, DOS originel reste pour l’instant le standard de l’industrie. IBM a raté son pari, non seulement le public n’achète pas de machines micro-channel, mais OS/2 n’est pas non plus un succès.

A la fin des années 80, IBM ne dirige plus l’industrie du PC. Intel peut maintenant sortir un nouveau processeur compatible avec les précédents. Celui-ci est alors assuré de devenir le nouveau standard utilisé par tous les constructeurs, qui adapteront le bus standard au besoin.

Bill Gates n’est pourtant pas encore satisfait, IBM est en perte de vitesse, DOS reste le standard mais les gens n’achètent toujours pas Windows. Il est temps de faire quelque chose à propos de ce problème.

Windows 3.0 est en marche.

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